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Six Principes inaltérables pour un leadership durable - Par Mame Cafa SALL

 [CAVIE/ACCI] Les bonnes personnes peuvent avoir de bonnes choses mais elles oublient souvent que ce qu’elles arrivent à avoir, n’est que le reste laissé par les gens ultra performants qui ont décidé de se challenger chaque jour pour rendre leurs niveaux de résultat extraordinaires et exceptionnels dixit Leslie Brown.

Six Principes inaltérables pour un leadership durable

La base de réussite de ces gens ultra-performants que nous appelons génie dés fois, c’est qu’elles savent différer la gratification immédiate pour se concentrer sur ce qui leur permet d’avoir un impact durable. C’est ce que j’ai l’habitude d’appeler discipline, faire ce qu’on a à faire que ça nous plaise ou pas.

C’est le socle de tout succès. La discipline c’est ce qui permet à la personne malgré que l’environnement soit contraignant, malgré que toutes les étoiles ne soient pas alignées qu’elle puisse se hisser au sommet et sortir du lot des plaintifs et des dénigreurs pour accomplir sa légende personnelle et devenir une source d’inspiration pour toute une génération.

Ci-dessous je partage avec vous 6 principes qui permettent aux gens influents et percutants de développer une discipline incisive pour plus de performance.

1. Le principe du positive mindset

Nous attirons ce à quoi nous pensons tout le temps. Si bien que si nous voulons vraiment attirer le bien, de l’énergie positive, de la joie et du bonheur nécessaire à notre vie, nous devons savoir développer des pensées dynamisantes. Ne l’oublions pas nos pensées deviennent des émotions, les émotions des mots, les mots des actions et les actions renforcées déterminent nos habitudes.

Pour véritablement changer une mauvaise habitude, il faut changer sa façon de penser ; pour engager une bonne action, il faut changer sa façon de penser ; pour développer des émotions positives, il faut changer sa façon de penser,

Donc nous voyons bien que c’est tout à fait bénéfique de développer des pensées énergisantes pour avoir un certain contrôle sur les autres aspects de la vie. Et aucun individu n’a envie de travailler avec quelqu’un qui cafouille vite, pessimiste et qui aime s’alarmer lorsque les premiers défis pointent à l’horizon. Nos résultats sont le reflet de notre état intérieur.

Et pour développer les bonnes pensées, c’est très simple, il faut développer l’habitude de faire ces deux exercices au réveil le matin :

  • De L’autosuggestion, le fait de se dire de bonnes choses, se lancer de bons messages pour forcer notre cerveau à se concentrer sur ce qui est important pour nous
  • De La visualisation qui consiste à créer des scénarios positifs de sa vie dans sa tête et se focaliser dessus, ça donne de l’espoir et de l’énergie pour avoir la volonté d’avancer même si c’est difficile

Le positive mindset n’est pas juste ce qui vous permettra de produire du résultat, mais c‘est le point de départ de tout bon résultat.

2. Le principe de la bonne maitrise émotionnelle

Personnellement je pense qu’aujourd’hui, le Quotient émotionnel d’un individu est tout aussi important que son quotient intellectuel.

Une personne peut être très douée, talentueuse, admirable mais à cause d’un défi de gestion émotionnelle elle passe à côté de beaucoup d’opportunités.

Un de mes mentors avait l’habitude de me répéter cette phrase : ce qui nous arrive n’est pas plus important que la manière dont on décide de se comporter. Donc peu importe ce qui nous arrive, nous avons la possibilité de choisir, si la situation va prendre le dessus sur nous ou si nous allons prendre le dessus sur celle-ci.

Nous oublions souvent que, quand nous sommes en colère, frustrés, déprimés, anxieux ou stressés nous ne sommes plus nous-même. Nous sommes moins productifs, nous perdons de vue nos objectifs, nous perdons le goût du challenge et nous risquons de prendre des décisions ou d’adopter des attitudes que nous pourrons regretter plus tard.

Peu importe, ce qui vous arrive si vous arrivez à rester ZEN, cela vous permettra de mieux gérer ce qui se passe autour de vous.

Par exemple nous voyons très souvent dans certaines équipes, des personnes qui ont du mal à accepter le feedback des autres. Ces personnes ont juste des défis de gestion émotionnelle car elles interprètent mal le feedback. Nous oublions souvent que le feedback, est une référence pour améliorer un travail et en même temps c’est une occasion de gagner en compétences parce que si nous réagissons bien face à cela nous apprenons en même temps et à l’avenir cela nous empêchera de refaire les mêmes erreurs

Et comme disait Eleanor Roosevelt, personne ne peut vous insulter à moins que vous lui en donniez l’autorisation. Quand vous êtes face à des situations qui peuvent s’avérer désagréables ou difficilement supportables dites-vous : l’interprétation que je fais de la situation est la clé de ma sérénité donc je préfère bien l’interpréter pour bien me sentir et faire preuve de dépassement pour pouvoir avancer sereinement.

3. Le principe du travail sur soi  

Notre niveau de résultat est proportionnel à notre niveau de développement personnel.

Nous ne pouvons pas faire le travail à faire sur nous-mêmes de manière constante avec l’enchainement requis sans pour autant qu’il y’ait du résultat. C’est une condition sine qua non pour réussir dans le monde d’aujourd’hui. Et ce qui nous a permis d’arriver jusqu’ici ne nous permettra pas de passer à l’étape supérieure. Plus de responsabilités riment avec davantage de compétences et plus de résultats avec davantage de connaissances.  En plus nous ne pouvons pas donner quelque chose que nous n’avons pas.

Et à plusieurs égards, nous vivons cela dans les entreprises, on voit que certains cadres après avoir été promus managers ont du mal à s’adapter, ne sachant pas exactement quoi faire, ils continuent à faire ce qu’ils faisaient avant. Ils ont des fois tellement de mal à se réajuster qu’à un moment donné ils tombent dans la victimisation, la plainte au risque de devenir des managers esclaves.

Pour éviter de tomber dans ce genre de pièges, nous devons à chaque fois nous poser les bonnes questions comme celles-ci : quelles sont les compétences dont j’ai besoin pour être plus performant, quelles sont les formations que je dois suivre, quels sont les livres que je dois lire, à qui pourrais-je demander d’être mon mentor ou mon coach afin de me permettre d’aller plus vite
 Elaborez dès aujourd’hui votre plan d’apprentissage avec une liste d’actions claires à engager pour gagner en compétences et produire du résultat avec percussion.  

4. Le principe de l’entrainement physique et du bien-être  

Un jour lors d’une conférence pour un groupe d’étudiants, j’avais demandé à tout un chacun de me lister trois leviers qui peuvent permettre à une personne de connaître le succès dans n’importe quel projet. Il y’a un étudiant qui avait cité la bonne santé comme étant un levier important pour un être humain. Toute la salle se mettait à rire, pour eux cet étudiant n’était pas sérieux ou ne comprenait pas ma question. Et je pense qu’aujourd’hui la majeure partie d’entre nous agit comme ces jeunes étudiants, nous pensons que la santé peut être reléguée au second plan jusqu’à ce que nous soyons bien sûr contraint de s’en occuper un jour.

Beaucoup d’entre nous en début de chaque nouvelle année prennent la résolution de systématiser le fait de faire du sport pour pouvoir bruler des calories ou prenne l’initiative de manger sain, mais peu arrive à la respecter.

Quand il s’agit de bien être les gens ne sont jamais inquiets tant qu’ils arrivent à bouger et à travailler ils pensent qu’ils peuvent tout se permettre.

Quand le médecin dit à quelqu’un à ces quarante ans qu’il a le diabète ce n’est pas à 40 ans que la personne à développer cette maladie mais c’est de petites négligences et de petits dérapages au quotidien qui ont conduit cet individu à développer une telle maladie à cet âge là

Prendre le temps de faire du sport, de bien choisir les aliments que nous mangeons, de bien boire de l’eau et de bien se reposer, c’est simple théoriquement mais tant que nous nous sentons bien nous n’en faisons pas une priorité jusqu’au jour où nous soyons contraints d’en faire des priorités.

La nourriture peut être assimilée au carburant d’une voiture ; si vous ne choisissez pas le bon carburant pour la voiture, la voiture ne tiendra pas trop longtemps. Nous avons besoin d’être bien dans notre corps pour pouvoir produire des résultats.

5. Le principe de la pensée nuancée

Ce principe est l’un des principes les plus importants pour un leader qui veut étendre son influence. Steven Sample a développé tout un chapitre dans son livre comment développer son leadership pour parler de l’importance de savoir penser correctement sans pour autant se laisser influencer par le point de vue de l’autre et tout en le respectant.

D’habitude nous l’appelons avoir une ouverture d’esprit. Parce que l’une des choses qui fait la beauté d’un débat ou d’un échange est la diversité de point de vue. En plus c’est un secret de polichinelle de dire que nul ne dispose du monopole du savoir

Aujourd’hui même en réunion certains managers continuent de commettre l’erreur de ne pas laisser la possibilité à l’équipe de donner leur point de vue et de pouvoir lui dire ce qui lui échappe afin que les solutions ou les décisions soient plus adaptées. Mais c’est difficile de le faire surtout pour ceux qui ont un égo surdimensionné ou ceux qui laissent leur ressentiment personnel prendre le dessus.

L’adoption d’un tel principe permet d’installer un climat de paix et d’entente dans une équipe, permet aux gens d’exprimer leurs émotions de manière constructive sans peur d’être jugé, permet de résoudre facilement un conflit, de renforcer le respect mutuel entre les membres d’une équipe et surtout cela les informe sur la capacité d’écoute du manager.  

6.  Le principe de l’écoute active

Un célèbre auteur disait, savoir bien communiquer ce n’est pas trop parler mais c’est savoir bien écouter. Lorsque nous sommes en réunion ou en face d’un collaborateur le plus important pour nous, ce n’est pas souvent d’écouter, d’habitude, nous faisons tout pour être les personnes qui s’expriment le plus, alors que ce que nous oublions souvent c’est quand nous communiquons trop ça risque de créer plus de malentendu que d’entente.  Des fois les gens ont juste besoin d’écoute ni plus ni moins.

Et si un manager sait écouter les chuchotements et bien les interpréter ça lui permettra d’anticiper sur les éventuels conflits et savoir mieux les gérer.

Maintenant il y’a plusieurs manières d’écouter, mais la meilleure, reste celle faites avec beaucoup d’empathie.

Ecouter avec empathie revient à ne pas faire de suppositions, à écouter la personne en profondeur, lui poser des questions ou reformuler ce qu’elle dit pour s’assurer que nous avons bien compris ces propos, se mettre à la place de la personne pour mieux la comprendre et lui donner des réponses appropriées.

L’individu qui sait développer cette capacité, a la possibilité d’étendre son influence et de servir de repère à ses collaborateurs ou à son entourage.

Ces derniers verront en lui, un manager confiant et altruiste. Deux atouts nécessaires pour un leadership durable.

Mame Cafa SALL
Présidente commission Leadership et compétitivité